Tiens, un sanglier ! Quand il est jeune, pendant 2 ans, il vit en groupe. Ensuite, il vit sa vie tout seul dans la forêt et la campagne. Groin, groin, il laboure le sol avec son gros nez plat pour trouver des racines. Croc, il mange un épi de maïs par ici, un oiseau mort par là : c’est un omnivore. Et pour se protéger des parasites, il adore de se rouler dans la boue. Ah, ça fait du bien !
Sus crofa © Fotolia
Allez, tu ne peux pas le rater ! Il n’est pas du tout discret. Il est presque aussi gros qu’un pigeon. Au bord des forêts, près des grands chênes, il s’envole en criant et en montrant son croupion blanc. Tu as remarqué ses ailes qui lancent des éclairs bleus ?
Quel gourmand ! Il avale plein de glands.
Alors, en as-tu déjà vu un dans la campagne ? Dans un parc ? Dans ton jardin ? Raconte…
© Fotolia
Des scientifiques ont démontré le rôle important des cerfs, chevreuils et autres sangliers en faveur de la biodiversité ! D’habitude, les cerfs et les chevreuils ne sont pas appréciés : ces herbivores peuvent faire de gros dégâts sur les jeunes pousses d’arbres. Quant aux sangliers, c’est pire : ils s’attaquent aux cultures !
Grâce à la découverte d’une équipe de chercheurs qui travaille sur les forêts, on comprend mieux le rôle de ces ongulés. Les scientifiques se sont rendus compte que le cynoglosse, une belle plante rare, avait poussé dans une forêt en Haute-Marne. Impossible sans l’aide de ces animaux. En effet, les graines de cynoglosse officinal ont des crochets qui s’accrochent aux poils et aux pelages de ces animaux. Quand ils bougent ou qu’ils se frottent contre des arbres, les graines tombent et comme elles sont toxiques, aucun animal ne les mange. Elles peuvent donc germer sans danger.
Espérons que cette découverte nous aidera à mieux apprécier ces animaux de nos forêts.
Écrit par Pauline (stagiaire de la rédac’)
(Source : Le Figaro) © iStockphoto
Bye bye la biodiversité, bonjour la forêt ! Cette année, tu vas pouvoir approfondir tes connaissances sur les poumons verts de la planète. 2011 vient d’être décrétée année internationale de la forêt par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Au programme : conférences, ateliers et réflexions sur les forêts du monde. Pour que chacun se sente concerné ! Chaque jour, 350 km2 de forêts sont détruites à travers le monde, l’équivalent de trois fois Paris. Y’a du boulot…
Au début de l’automne, des cris rauques et profonds retentissent dans la forêt. C’est le brame du cerf !
Cette année, Wapiti est parti à la découverte du brame du cerf. Direction la forêt, à la tombée de la nuit, pour écouter les cerfs bramer et peut-être même avoir la chance de les observer. Après un long moment d’attente, le spectacle commence. D’abord pour les oreilles : des cris rauques puis de longs rugissements déchirent l’air.

Les cerfs se défient et cherchent à impressionner leurs adversaires. Puis pour les yeux. Un cerf majestueux se montre du haut de sa colline et rugit bruyamment. Pas un souffle, il ne faut pas le déranger ni l’effrayer, il pourrait attaquer. Des biches approchent, attirées par cet appel. Gagné ! Le cerf a trouvé des amoureuses.
Le cerf qui pousse le cri le plus grave et le plus puissant est le cerf dominant. Mais quand 2 cerfs n’arrivent pas à se départager, c’est la bagarre. Bois contre bois, ils se battent jusqu’à épuisement. Le gagnant s’accouplera avec toutes les biches de la harde. Des faons naîtront au printemps.
Si toi aussi tu veux écouter le brame du cerf appelle l’office du tourisme de ta région. Il te dirigera vers des associations qui accompagnent les curieux en forêts à la tombée de la nuit pour écouter le cerf bramer.
Pense à cliquer sur les photos pour qu’elles s’ouvrent en grand.
© Loïc Cornu
Vendredi 18 novembre 2011
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